À nous Lille : Regards sur la mode
Mélanger les genres. les techniques, les artistes, les nationalités, les époques… En choisissant un parti pris éclectique, l’équipe des Transphotographiques dresse un panorama sensible et excitant autour du thème de la mode. Certes, le rapport entre mode et photographie semble d’emblée aller de soi, mais la programmation va au-delà des clichés de la mode et du déjà-vu des magazines en papier glacé. » Il y a bien sûr des images purement mode mais aussi d’autres choses moins évidentes « , souligne Olivier Spillebout, directeur du festival. Même l’expo phare de Karl Lagerfeld sort des sentiers battus. » Ces images ont été présentées une seule fois à Berlin et montrent au travers de l’image d’un jeune homme, dix ans de la vie d’une icône de la mode. Ce regard intime est d’autant plus intéressant que, pour moi, Lagerfeld est celui qui incarne le plus l’image de la mode et de ses flashs « , développe le directeur. Autour de ce grand nom, d’autres travaux photographiques seront à découvrir : celui de Francesca Bertolini autour de la mémoire d’une usine de mode en train de mourir, celui de Charles Fréger sur une tribu d’Afrique qui, une fois par an, revêt sa tenue d’apparat héritée du colonialisme… À la Condition Publique, une série de photos célébrera quant à elle les 80 ans de La Redoute au travers du regard d’artistes et de créateurs invités ou long des pages des catalogues de l’institution roubaisienne. À Lille. Roubaix. Lambersart, les Transphotographiques proposent également au public de cheminer de lieu en lieu, pour découvrir différents univers, différents écrins pour les œuvres. » Ce choix de faire se promener les gens, c’est également ça l’esprit du festival « , s’enthousiasme Olivier Spillebout. À noter également, toutes les expositions sont gratuites, mais chacun pourra mettre la main à la poche cor de nombreuses œuvres seront à vendre.

