Connaissance des Arts : Lille Transphotographiques
Pour sa 7e édition, les Transphotographiques de Lille sont très haute couture ! Plus de cent artistes sont exposés gratuitement pendant près de deux mois dans vingt lieux de la métropole lilloise. « Qui d’autre que Karl Lagerfeld pouvait incarner ces deux univers que sont la mode et la photographie ? », confie le directeur du festival Olivier Spillebout. Car si on connaît le styliste, on connaît moins le photographe qui a mené les campagnes Chanel et a ouvert sa galerie de photographies à Paris. Sous son objectif, un éphèbe se décline en trois cents photos. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, difficile d’échapper à ses clichés qui occupent tout le rez-de-chaussée du Tri postal. Le thème de la mode est d’autant plus probant que le Nord a un passé fort avec le textile. Ainsi, de nouveaux lieux participent à ce festival comme la Condition publique de Roubaix. Ancien espace dédié au tissage du textile, il est investi pour l’occasion par la firme VPC La Redoute, dont le siège est basé dans la ville. Le travail d’Olivia Gay est consacré à l’usine de la société en pleine ébullition sur les prochaines collections. Comme en pendant, à la Maison de la photographie, Francesco Bertolini se concentre au contraire sur d’anciens locaux Max Mara vidés subitement de leurs ouvriers et où il ne reste, comme présence, que celle des cintres épars laissés en l’état. Cette année, le champ des Transphotographiques1 s’élargit avec la présentation d’un défilé de mode et des lectures-débats sur le thème de la mode.
N. B.

