Voix du Nord : Les Transphotographiques s’exposent à l’IUFM
Brique ou béton, murs, dallages, graffitis… la ville, espace d’enfermement organisé
Noir et blanc bien sûr. La vision est austère et, du Portugal à la Bulgarie, de Rome à Paris, de la Pologne à Douchy-lez-Mines… des pans entiers de centres urbains, dénués d’histoire et d’humanisme, ont des similitudes étranges. Peu importe le lieu, l’endroit, la civilisation urbaine fait naître ses théâtres d’ombres, de pénombres, de solitude, de délabrement, de silence et d’immobilisme. Dans des citées, certes différentes, les populations vivent dans des conditions d’existence similaires. C’est un regard particulier sur ces centres urbains que donne ici le photographe Frédéric Bellay. Un travail qui a débuté il y a une dizaine d’années et qui s’est construit au fil des voyages. Il ne s’agit pas d’un message engagé, à l’encontre d’un urbanisme standardisé et dénué d’humanité… mais davantage d’un témoignage, un regard critique.
Les étudiants exposent
En parallèle à l’exposition de Frédéric Bellay à l’IUFM, une exposition se tient à la galerie du bâtiment des arts de l’université d’Arras. Une quarantaine d’étudiants des ateliers photographiques d’Arras et de Lens ont abordé un thème similaire en parcourant les villes de Lens, Liévin, Arras, Douai et Calais. Pendant deux ans, les étudiants ont travaillé avec le photographe Horric Lingenheld et avec Frédéric Bellay, lors de stages d’approfondissement proposés par le service culturel.
Ces expositions s’inscrivent dans la programmation « off » sur le thème des « transformations » et qui regroupe onze grandes expositions à Lille, Courtrai, Croix, Valenciennes et Noeux-les-Mines.

